Avouons-le, nous avons eu un automne de m… au niveau météo. J’essaie donc de profiter de chaque journée de météo «correct», pour aller sur l’eau. C’en était une hier… Je pêchais avec Sam (Samuel Tesser) mon confrère de Leurre Juste et Daniel (Martineau).

Remarquez qu’il faut s’habiller pour vrai. La température de l’eau variait de 39 à 43oF selon les secteurs pêchés. Ajoutez un vent nord-est qui nous pousse l’air froid et humide au-dessus de l’eau sur nous et… «y fait frette en ta…»…! Bottes -100oF et habit de survie Mustang sont de mises.

 

On a commencé dans un secteur où l’eau était plus claire. Mon sonar (Garmin echoMAP CHIRP 95sv) nous montrait beaucoup d’échos dans 15 à 25’ de profondeur. Je décide donc de commencer ma journée avec un Flick Shad 9 cm de couleur or-noir. Ce poisson-nageur descend dans 11-13 pieds de profondeur. J’utilise de NanoFil de 10 lb, son très petit diamètre me permet d’atteindre 15-16 pieds de profondeur. J’ai ajouté un plomb à pince de 1 oz, 20 pieds en avant du leurre. Cela permet à celui de descendre 33% plus creux. Retenez celle-là, c’est très commode! Voilà donc mon Flick Shad qui évolue à 20 pieds de profondeur… au beau milieu des dorés! Pour vrai, ça pris 10 secondes après que mon leurre eut atteint sa profondeur de nage pour subir une attaque et hop, un premier doré.

Ça a continué de très bien marché de cette façon, à la traîne pour des dorés près du fond mais aussi en suspension. Beaucoup de dorés capturés, en fait, si on les avait tous conservé, notre journée se serait rapidement terminée. Fait notable, plusieurs des dorés capturés dans cette zone faisaient entre 20 et 21 pouces soit tout juste sous la limite de taille permise.

 

Berkley, Mustang

Mes amis Luc (Couture) de Leurre Juste et ce super guide de pêche qu’est Francis (Boisvert) sont aussi sur l’eau mais dans un autre secteur. Luc et moi avons décidé de faire un petit concours, qui de nous deux prendrait le plus gros ‘doré-Facebook’? Vous ne connaissez pas cette espèce?? Il s’agit d’un doré que l’on tient le plus loin possible de son corps pour prendre une photo, ultimement, une rallonge de bras serait même commode. Je suis très mal placé pour juger de ce phénomène mais mon explication, c’est que les spécimens de cette espèce… dégage une odeur nauséabonde…! Cela nous oblige donc à les tenir le plus loin possible de notre visage pour ne pas respirer l’air viciée. Ce phénomène n’est le propre des dorés, je vois aussi passer des ‘achigans-Facebook’, des ‘truites grises-Facebook et des ‘saumons-Facebook’. Vraiment spécial…

 

 

Je pense que je concède la victoire à Luc!!!

Luc et Francis nous invitent à venir les rejoindre dans un autre secteur pour terminer la journée. L’eau y est plus embrouillée. Je m’attends donc à trouver les dorés moins creux. Ce fût le cas, nous pêchons sur un plateau de 9 à 13 pieds de profondeur avec plusieurs petites variations de profondeur qui permettent aux dorés de s’abriter du courant dans cette eau glaciale. Je reste avec mon leurre à succès, le Flick Shad 9 cm mais cette fois-ci, je le choisis de couleur Chartreuse Pearl.

Encore, une fois… bon choix! Ça doit être mon jour de chance…;-). L’action reprend sans tarder, nous capturons encore une fois de très beaux dorés. J’ai la chance de déjouer deux très beaux spécimens que nous devons remettre à l’eau parce que trop gros.

 

Quelle belle tuque, vous ne trouvez pas?  😉

Toyota

Ecotone

Je laissais sortir suffisamment de fil pour que mon leurre frappe le fond. La pièce maîtresse dans cette façon de faire est la canne. Il en faut une d’action modérée ou modérée-rapide. L’action du leurre, la manière qu’il travaille et rebondi sur le fond est dicté par le type de fil et de canne utilisée. Une canne trop rigide, comme je vois plusieurs pêcheurs utilisés, fait rebondir trop sèchement le leurre sur le fond et le succès n’est pas le même. Les dorés préfèrent ça plus ‘smooth’. J’utilise deux modèles de canne pour ce style de pêche : un lancer lourd FENWICK HMG 7’2’’ M-MF ou un lancer léger FENWICK Elite Tech Bass 6’9’’ M-MF. Ce sont vraiment des cannes parfaites pour cet usage.

Dan, ne veut pas de photo avec ses dorés. Il attend son gros au-dessus de la limite. On a manqué de temps et Dan n’a pu capturé son ‘gros’… donc pas de photo! 😉

L’eau très froide doit nous inciter à ralentir la vitesse de traîne. L’autre facteur a considéré est la force du courant. Plus le courant est insistant, plus je ralentie. Hier, j’ai varié ma vitesse entre 0,9 et 1,4 mi/h.

Bref, une journée de pêche exceptionnelle, beaucoup de plaisir, beaucoup de dorés qui me font dire… j’espère que ce n’était pas ma dernière sortie!

Dan

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